Le 25 novembre est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. En Haïti, plusieurs organisations féministes, notamment, lancent leurs 16 jours d’activisme. Le magazine féministe Gran Jipon profite de l’occasion pour proposer une diversité d’œuvres cinématographiques à absolument voir sur les VBG faites aux femmes et aux filles.

Le VBG est l’ensemble des actes nuisibles dirigés contre un individu ou un groupe d’individus en raison de leur identité de genre, selon l’ONU Femmes. Ces actes peuvent être physiques, psychologiques, sexuels et socio-économiques. Ces violences s’inscrivent dans le quotidien et bien sûr, le cinéma en a fait son affaire.

« Plus jamais » de Michael Apted Un thriller sorti en 2002 aux États-Unis, avec des acteurs tels que Jennifer Lopez dans le rôle de Slim, Bill Campbell dans celui de Mitch et Juliette Lewis dans un autre rôle. Sous fond de violence et de drame, Michael met en scène des violences conjugales inouïes, notamment des violences physiques occasionnées par Mitch sur sa femme et sa fille, mais aussi des violences psychologiques, injures, harcèlement, poursuite jusqu’à ce que Slim confronte son mari et le tue.

« La couleur pourpre » de Steven Spielberg D’une durée de 150 minutes, il s’agit d’une réadaptation du roman d’Alice Walker portant le même nom. Vous retrouverez Whoopi Goldberg dans le rôle de Celie, Danny Glover dans celui d’Albert et Oprah Winfrey dans un rôle secondaire, celui de Sofia. Tout le long de ce film, Steven vous plonge dans différentes formes de VBG faites sur Célie, violence sexuelle viol occasionné par son mari et son beau-père, violence physique, elle se fait battre continuellement par ces derniers, violences verbales, injures et humiliations faites par ses beaux-enfants, violence socio-économique, elle travaille comme une forcenée dans le champ de son mari mais n’a pas de réel revenu.

« Madea, grand-mère judiciaire » de Tyler Perry Un long métrage de 116 minutes sorti en 2005, met en scène Hélène interprétée par Kimberly Élise, Steve Harris dans le personnage de Charles et bien sûr Madea, Brian, Joe interprétés par Tyler Perry. Ce film dévoile les nombreuses violences conjugales telles que les violences physiques et psychologiques dont subit une épouse quand elle n’a pas d’autres horizons que d’exister pour et à travers son mari.

« Notebook » de Nick Cassavete Sorti en 2002 d’une durée de 115 minutes, ce long métrage nous plonge dans l’ambiance du grand amour qui lie Noah interprété par Ryan Gosling et Allie par Rachel McAdams. Dans ce long métrage sous fond de romantisme, l’actrice principale subit des violences psychologiques, par exemple, le harcèlement d’Allie par Noah au début de leur rencontre. Après qu’elle lui ait dit non, ce dernier la suit partout et menace même de se jeter du haut d’un manège si elle ne sort pas avec lui.

« Fair play » de Chloé Damont Sortie aux États-Unis en 2023, nous retrouvons l’actrice Phoebe Dynevor dans le personnage d’Emily et Alden Ehrenreich dans celui de Luke. Ce drame et thriller de 113 minutes mise principalement sur la violence psychologique pour nous plonger dans l’univers d’un couple fiancé. L’homme dévoile sa vraie personnalité après que sa compagne ait obtenu une promotion qu’il convoitait.

« La victime » de Sylvio Tessier Ce film haïtien sorti en 2005 d’une durée de 103 minutes est joué par Ricardo Lefèvre jouant le rôle d’Athanaz et Nice Simon dans celui de Nancy. Le réalisateur peint des violences physiques et un viol orchestré sur Nancy, tout ceci en raison d’un mariage forcé pour assurer la survie de toute sa famille. Mais après ce viol, elle se retrouve enceinte et atteinte du VIH.

Saupoudré de romantisme, le cinéma est témoin de son temps, elle met face aux réalités et montre des formes de VBG inouïes faites aux femmes et aux filles. Et la sociologie du cinéma aide à comprendre que le 7e art fabrique une vision du social. Que ce soit en les normalisant ou les banalisant, il a la possibilité de montrer les violences et du même coup de les dénoncer.

Nehemie DOUYON



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