
Le 25 novembre annonce le lancement officiel de la campagne annuelle internationale de prévention contre les violences basées sur le genre à l’égard des femmes et des filles. En ce sens, plusieurs organisations féministes haïtiennes, dont Gran Jipon, se préparent pour cet événement.
Baptisée 16 jours d’activisme, cette campagne a été lancée pour la première fois en 1991 par des activistes dans le cadre de l’inauguration de l’Institut international pour le leadership des femmes. Ce n’est que bien plus tard, soit en 1999, que l’ONU a consacré la journée du 25 novembre comme journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, en mémoire des sœurs Mirabal assassinées le 25 novembre 1960 suite aux nombreux mouvements de revendications qu’elles ont menés contre le dictateur Trujillo. Cette activité a été implantée en Haïti en 2015 par les Nations Unies à Port-au-Prince avec l’aide d’organisations comme l’UNFPA et Fokal. Elle a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme venant de la part des organisations de droits humains, de féministes ou de simples personnes ayant une sensibilité à l’égard des idées nouvelles apportées par l’implantation de l’activité.
Ce projet a pour objectif principal de susciter le débat sur les violences à l’égard des femmes et des filles, montrer que c’est un problème qui perdure et qui s’étend à l’échelle planétaire. En effet, les violences dont les femmes et les filles sont sujettes font partie des plus flagrantes dans les sociétés du monde entier. Tenant compte de cela, il était important de mettre sur pied une campagne annuelle dans le but d’œuvrer en vue d’assurer le bien-être, la sécurité et l’épanouissement de ces femmes et filles.
Ce rendez-vous annuel, qui est l’un des plus importants du calendrier féministe, détient un thème qui n’a pas réellement changé depuis 2008 vu la persistance des mêmes dérives au cours des années. « Tous Unis ! Investir pour prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles » est le thème de la campagne cette année. Durant 16 jours, les individus et les organisations qui détiennent une sensibilité vis-à-vis des violences basées sur le genre touchant spécialement les femmes et les filles vont se réunir pour passer à l’acte tant de manière matérielle que abstraite afin de poser les fondations d’un monde où les droits humains sont respectés. Il est important de souligner que la lutte contre les violences basées sur le genre fait partie de l’agenda d’objectif de développement durable (ODD) 2030 établi par l’ONU. Cela montre à quel point il devient urgent d’apporter des solutions à ce fléau mondial.
16 jours de sororité, de solidarité, d’union et surtout d’actions qui prendront fin le 10 décembre, qui est exactement la journée internationale des droits humains. C’est de ces belles choses et de beaucoup d’autres que seront remplies ces 16 journées de luttes. Un ensemble d’actions qui contribueront sans doute à apporter une petite touche d’orange au monde et peut-être qu’un jour grâce à ce genre de campagne, nous aurons un monde où les femmes et les filles jouissent pleinement de leurs droits.
DUCLERVIL Betsheinda

