
La violence basée sur le genre à travers le monde constitue un sujet de réflexion qui ne cesse de susciter des débats, notamment pour les féministes. Elle s’explique par le fait de commettre un acte préjudiciable envers une autre personne uniquement pour des questions de discrimination genrée . Pour les 16 jours d’activisme, ce texte de GRAN JIPON présente certains types de violence basée sur le genre et quelques moyens mis en place pour sensibiliser sur ce fléau mondial.
La violence basée sur le genre, également appelée violence sexiste, prend naissance à partir des inégalités entre les sexes, de l’abus de pouvoir et des normes néfastes. Les violences fondées sur le genre peuvent être multiples, parfois physiques et également non physiques.
La violence verbale : Cette forme de violence consiste à faire naître chez une personne un manque de confiance en soi par les critiques, en la traitant de tous les noms, à proférer des menaces verbales à son encontre. Cette violence peut mener à des violences physiques.
Les violences physiques : Cette forme de violence suppose une agression ou une tentative d’agression physique, pouvant inclure coups et blessures, coups de poing et coups de pied, brûlures, tirage par les cheveux, gifles, pincements, morsures. Elle peut également se manifester par le refus d’accès aux soins médicaux et en obligeant la consommation de drogue et/ou d’alcool. Les violences physiques incluent aussi les violences sexuelles caractérisées par le fait de forcer une personne à participer à un acte sexuel sans son consentement, englobant l’harcèlement sexuel, le viol, le viol correctif, la violence corrective, et la culture du viol.
La violence psychologique : C’est une violence qui consiste à provoquer de la peur chez une personne par l’intimidation, à détruire des biens, tuer des animaux de compagnie de cette personne. Elle peut se manifester également en obligeant une personne à s’isoler, en la privant de voir ses amis, sa famille, d’aller travailler ou à l’école.
La violence économique : Pour persister dans la violence psychologique, la victime peut aussi être privée d’argent et de ressources pouvant lui permettre de s’épanouir. Cette violence se caractérise par le fait de rendre, ou de tenter de rendre une personne financièrement dépendante. L’agresseur en question va maintenir un contrôle total sur les ressources de sa victime, en lui refusant l’accès à l’argent, d’aller à l’école ou de travailler.
La violence basée sur le genre repose sur un rapport de domination commis par l’agresseur sur la victime, avec pour intention de l’humilier et de faire en sorte que la personne se sente inférieure. Elle peut se manifester dans la vie publique ou privée, être perpétrée par n’importe qui, par exemple : un conjoint, un collègue de travail, un membre de la famille, un ami, un camarade de classe, un inconnu.
Il faut signaler que c’est uniquement parce que la violence à l’égard des femmes et des filles est l’une des atteintes aux droits de la personne les plus courantes, d’où l’interchangeabilité des termes VBG.
Dans la société haïtienne, les différentes formes de violence basée sur le genre sont banalisées en raison du fait qu’elles trouvent leurs sources dans leurs coutumes, leurs valeurs sociales et culturelles, leurs mœurs, leurs structures, et leurs normes. Ce qui contribue grandement à perpétuer cette culture de silence ou de déni sur les violences que subissent les femmes et les filles en Haïti.
Notez bien qu’il est primordial de ne pas oublier que la victime n’est en aucun cas responsable des actes commis par l’agresseur à son encontre, elle est une victime.
Shedna Camblard

