Ce samedi 23 septembre dans les locaux de l’organisation féministe Gran Jipon s’est tenu « Sitotèk » . Exposition artistique mettant en lumière l’avortement clandestin . ce projet s’inscrit dans le cadre du mois de sensibilisation à l’avortement non seulement libre mais aussi accessible pour toutes les femmes .

Dépénaliser ou pas les femmes ont recours à l’IVG Néanmoins pénalisé comme c’est le cas en Haïti ,elles ont recours à ce dernier souvent dans des conditions exécrables, lamentables, mettant en danger  leurs vie.Ayant  conscience de tous ces risques, l’organisation féministe Gran Jipon s’est donné pour tâche de montrer à travers des projets artistiques ce que ces femmes font et subissent .

Dans une température ambiante et sous un soleil qui se peine à apparaître. Plusieurs personnes étaient au rendez-vous et grâce à une visite guidée de quelques membres de l’organisation ces gens ont interrogé ces différents projets avec des regard troublé parfois stupéfait et même triste.

Dans un premier temps ,il y a eu le projet « chay » où dans  un petit chambre dans la cour et a même le sol ,dans un corbeille (laye)  on retrouve  les différentes feuilles utilisées par les « fanm chay » et parfois  n’importe quelles autres personnes pour  faire cette potion qu’on appelle « dòz la »  avec des racines d’écorce ,des feuilles de camomille ,de citronnelles,armoise en autres qui sont susceptible de provoquer une overdose et de mettre fin au grossesse .Le problème c’est que la plupart du temps l’utilisation de ces feuilles n’est pas réellement dosé et  risque d’être fatal pour la personne qui l’ingurgite .

Ensuite nous retrouvons le projet « cocktail Molotòv »qui met en lumière des mélanges de boissons gazeuses et d’autres ingrédients comment l’indigo ,le tabac ,l’eau de Javel . Il faut signaler que dans ce type de méthode tout ces mélanges de produit sont néfaste pour la santé de n’importe quel être vivant . 

À quelques mètres placardé sur un mur nous pouvions lire le prénom de quelques survivantes d’un avortement clandestin et des brins de phrases de témoignages après les faits  comme  «  mesye a fouye fè sèso a anndan m li bwase trip mwen » « m santi lavi ap kite kò m » ou encore  « bondye si ou sove lavi m m pwomèt ou m pa p janm fè sa ankò ».Toutes ces déclarations pour illustrer l’agonie dont peuvent subir ces femmes qui ont recours à des soi disant médecins,qui ne sont qu’en Réalité des charlatans et qui les reçoit parfois  dans des taudis avec pour ressources matériel des objets douteux comme des cintres( sèso) .

Et il faut l’avouer que la probabilité qu’elles s’en sortent est minime .Et c’est bien ce que la coordinatrice de l’organisation Thara Layna Maruchka Saint Hilaire a tenté de représenter a travers le projet « Dr . Charlatan »

Et enfin le dernier projet mais pas le moindre tente de rendre hommage à ces femmes qui n’ont pas pu survivre. Quatres fauteuils noirs formant un cercle ayant au milieu une bouji faiblement éclairé tente de rappeler que ces femmes sont aussi victime de féminicide. Entre projection et espace de discussion très animé les participants (e) ont pu donné  leur opinion sur l’avortement , des opinions qui sont parfois controversées certes .

Après une inventaire de ces différents méthodes d’avortement clandestins en Haïti qui peuvent coûté la vie à des femmes et des filles et tout en sachant que l’avortement,légal  sécurisé avec des personnels qualifiés est moins risqué qu’un accouchement normal selon l’IPPF. Il serait bien de se demander réellement qu’est-ce qui fait que le poids et qui fait que l’avortement total reste et demeure pénalisé en Haïti??

Nehemie DOUYON



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