
Si le 28 septembre est consacré à l’avortement, il est important de préciser que les femmes avortent en tout temps, en tout lieu, et durant différentes périodes. Le débat sur l’avortement est, pour différentes sociétés, une discussion complexe : certaines l’approuvent, d’autres la réfutent. Souvent, certains arguments reviennent toujours sur la table, tels que la morale religieuse et la religion. Toutefois, toutes les religions n’ont pas tout le temps interdit l’avortement. Ainsi, voyons ce que pensent quelques religions sur la question de l’avortement.
Le christianisme
Dans le christianisme, nous retrouvons parfois des doctrines pro-vie. La plupart des chrétiens évangéliques, l’Église orthodoxe et l’Église catholique sont contre l’avortement, mais ne punissent pas l’avortement indirect. Toutefois, des minorités au sein de ces doctrines sont pour l’avortement, comme c’est le cas pour l’Église unitarienne universaliste.

Le bouddhisme
Au sein du bouddhisme, différentes positions existent sur le sujet. Les sources traditionnelles ne reconnaissent pas les différentes phases pour pratiquer l’avortement, ainsi elles l’interdisent. Cependant, le Dalaï-lama considère que ce dernier est négatif, mais dans quelques circonstances, il peut l’accepter. C’est aussi le cas pour les maîtres bouddhistes modernes. C’est pourquoi, dans certains pays bouddhistes, des lois en faveur de l’avortement sont instituées.
Le judaïsme
Tout comme le bouddhisme, deux opinions s’affrontent sur l’avortement dans le judaïsme. Ces opinions se basent généralement sur le Talmud et la Bible hébraïque. Ainsi, en l’absence de complications liées à la santé, les juifs orthodoxes interdisent l’avortement après 40 jours de grossesse, mais l’acceptent pour protéger la vie de la femme enceinte. Par ailleurs, les juifs réformés sont généralement en faveur de l’avortement, tandis que les mouvements réformistes et conservateurs plaident pour un avortement libre, accessible et sûr.

L’islam
Les opinions des islamistes ne font pas l’unanimité sur l’avortement. Pour certains, au-delà de 120 jours, l’avortement est interdit, considérant que le fœtus possède une âme vivante. Cependant, selon les écoles de droit musulman, certains l’accordent aux environs de seize semaines, tandis que d’autres l’acceptent seulement dans les sept premières semaines.
Le sikhisme
En Inde, pour le sikhisme, l’avortement n’est pas un sujet discutable, et on évite d’en parler, de le mentionner. Généralement, en se basant sur la conduite sikh, il est interdit. Parallèlement, dans leur culture, on assiste à un fort avortement de sexe féminin, puisque les enfants de sexe masculin sont plus souhaitables.


Habituellement, en Haïti, certains, chrétiens ou non, se focalisent sur le christianisme pour dire que la Bible, que Dieu interdit l’avortement, qu’une morale chrétienne ne le permet pas. Cependant, nous constatons que même à l’intérieur des différentes religions, le sujet fait rage, et nous faisons face à des opinions controversées et des doctrines non respectées. Ainsi, il est intéressant de voir que universellement, les religions ne désapprouvent pas toutes l’avortement.
Nehemie DOUYON

